Une émission de téléréalité à succès s'appuie sur Reality



L'émission : Occupation Double

La deuxième saison d'Occupation Double comportait 19 épisodes diffusés pendant 10 semaines au cours de l'automne 2004. Produite par PRAM, Occupation Double a dominé les cotes d'écoute et a reçu deux des prix les plus convoités de la télévision.



Le concept

Six filles et six garçons célibataires sont à la recherche du partenaire idéal. Au cours des 10 semaines que dure l'émission, les participants sont éliminés les uns après les autres jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le couple gagnant. L'émission porte sur le désir et la passion qui s'emparent des jeunes gens alors qu'ils tentent de charmer les autres, et la fourberie dont ils sont capables pour gagner la partie.



Le défi

Vingt caméras espionnent 12 participants, 24 heures sur 24... et l'émission est diffusée le lendemain soir. Tout un défi! Quelles séquences utiliser? Quel scénario sera le plus percutant? Comment le réalisateur, qui ne peut suivre l'action jour et nuit, peut-il assimiler rapidement tout ce qui s'est passé? Comment l'équipe peut-elle se partager le travail?

« Je cherchais une solution qui me permettrait de repérer rapidement le matériel le plus percutant », explique Jean-Marc Létourneau, réalisateur d'Occupation Double. « Il n'était pas question de passer de longues heures à visionner des séquences pour avoir une vue d'ensemble de ce qui s'était passé. Trop de matériel, trop peu de temps. »

Heureusement, cette solution existe.



La solution

« Je cherchais un système de description de contenu en temps réel qui intégrerait la vidéo », explique Jean-Marc Létourneau. « Imaginez, si je n'ai devant moi qu'un registre avec des commentaires et des codes temporels, je dois me référer au matériel original pour pouvoir l'évaluer. Où est l'avantage? Je veux pouvoir visionner les séquences à partir du système, pas seulement avoir un code temporel comme référence. » Voilà où intervient Reality.



L'installation

Reality a été installé avec deux postes de description de contenu vidéo, chacun permettant de capturer et de décrire un flux de caméra. Ensuite, la bibliothèque vidéo consultable sur le Web a été branchée au réseau afin qu'on puisse y accéder de partout. Tous les membres de l'équipe pouvaient ainsi rechercher des séquences, les visionner et les monter à peine trois minutes après qu'elles aient été tournées. Ils étaient en mesure de faire tout cela sur le plateau, chez eux ou n'importe où ailleurs, simplement au moyen d'un ordinateur branché à Internet.

Les flux provenant des 20 caméras réparties sur le plateau arrivaient à la régie, où l'on choisissait un flux principal et un flux secondaire. Ces flux étaient ensuite redirigés vers des enregistreurs haute résolution et vers les postes de description de Reality, qui en produisaient une version basse résolution consultable sur le Web.



Le flux de production

La journée sur le plateau d'Occupation Double était habituellement divisée en plusieurs séances de tournage, chacune supervisée par un réalisateur différent. Un de ces réalisateurs avait pour mandat de créer l'émission du lendemain soir. On produisait également une émission bilan à la fin de la semaine.

Préproduction
À l'étape de la préproduction, les réalisateurs et les opérateurs de Reality s'entendaient sur une liste de mots clés en lien avec les thèmes de l'émission. Le système reconnaissait automatiquement ces mots clés, ce qui assurait l'uniformité des descriptions du contenu et permettait des recherches efficaces de séquences vidéo.

Production
Deux opérateurs de Reality décrivaient le contenu pendant le déroulement de l'action. « En cours de tournage, je demandais aux opérateurs de donner la cote maximum aux séquences les plus percutantes ou d'en marquer certaines pour les inclure dans l'émission bilan hebdomadaire », raconte Jean-Marc Létourneau.

Quand un nouveau réalisateur arrivait pour la séance de tournage suivante, il pouvait reprendre le fil instantanément. « La fonction de rapport de Reality me donnait un bon aperçu de ce à quoi je pouvais m'attendre dans la séance qui commençait », ajoute Jean-Marc Létourneau. « Je savais sur quoi ou sur qui je voulais me concentrer. Reality permettait d'assurer une continuité dans les choix de caméra des réalisateurs et dans la cote des séquences. »

Postproduction : bâtir le scénario
« Je commençais à préparer une émission après à peine quelques heures de tournage, poursuit Jean-Marc Létourneau. Tout d'abord, j'évaluais tout ce qui s'était déroulé grâce aux rapports produits par Reality et ensuite, je repérais les meilleures séquences au moyen de la fonction de recherche par cote d'intérêt. J'arrivais ainsi à me faire immédiatement une idée du scénario de la prochaine émission. »

Postproduction : construire l'émission en intégrant les séquences les meilleures et les plus récentes
« J'assemblais ensuite des séquences choisies pour créer quelques trames autour d'un ou l'autre des participants, poursuit-il. J'envoyais le tout aux membres de mon équipe de montage en leur demandant de trouver d'autres séquences pour compléter la trame ou pour ajouter du piquant. Je faisais ainsi plusieurs itérations, en intégrant les suggestions de l'équipe et les séquences nouvellement tournées. Je pouvais facilement changer la trame dramatique en remplaçant des séquences, sans avoir à m'engager avant d'avoir véritablement le meilleur matériel. »

Postproduction : prémontage et génération d'une liste de montage (EDL)
« Une fois que j'avais le matériel en main, je faisais le prémontage et le visionnais jusqu'à ce que j'obtienne un enchaînement harmonieux, ajoute Jean-Marc Létourneau. Je pouvais alors générer une liste de montage (EDL) et l'envoyer par courriel aux membres de l'équipe de montage pour qu'ils peaufinent le tout. Je réussissais habituellement à boucler l'émission avant même la fin du tournage! Et je pouvais faire tout ça de chez moi, ce qui permet beaucoup de souplesse avec des horaires de tournage aussi intenses. »



Les résultats


  • Pour le producteur : Reality permet de réduire les coûts de postproduction.
    « Reality nous a permis d'accélérer considérablement la postproduction et de réduire d'un bon 30 % les coûts qui s'y rattachent. »
    - Jean Lamoureux, producteur, ProductionsJ

  • Pour le réalisateur : Reality permet de repérer rapidement les meilleures séquences pour bâtir la meilleure émission possible.
    « J'ai adoré Reality. J'avais le sentiment de contrôler totalement le contenu. Je savais que mes choix de réalisation étaient toujours les meilleurs. »
    - Jean-Marc Létourneau, réalisateur d'Occupation Double, PRAM

  • Pour le directeur technique : Reality signifie tranquillité d'esprit. Le système fonctionne sans que vous ayez jamais à vous en soucier.
    « Reality ne nous a jamais laissés tomber durant les dix semaines de tournage. Une fiabilité irréprochable 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. »
    - Yves Bériault, directeur technique, Productions Yves Bériault

  • Pour l'opérateur : Reality signifie simplicité et fiabilité.
    « Avec Reality, c'est facile et incroyablement rapide de décrire le contenu vidéo. Je suis toujours en mesure de trouver les séquences que me demande le réalisateur. J'obtiens des résultats rapidement. »
    - Véronique Forest, indexatrice pigiste